lundi 20 septembre 2010

Festival des Arts Mélanésiens 2

Ces groupes de Lifou nous ont régalés. Les femmes et quelques hommes chantent en s'accompagnant de percussions végétales. Les jeunes filles dansent très harmonieusement.
Puis viennent les guerriers aux peintures effrayantes et le rythme s'accélère.
Armés de lances, casses-têtes ou sagaïes , ils montrent leur force par des cris et des mimiques d'intimidation puis simulent des combats avant de se regrouper vers les femmes et de repartir en surveillant leurs arrières.

Festival des Arts Mélanésiens 1

En 1837, Dumont d'Urville divise le Pacifique en trois zones: la Micronésie, la Polynésie et la Mélanésie (îles noires) comprenant Fidji, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Salomon, Vanuatu et Nouvelle Calédonie. Tous les quatre ans depuis 1998 se tient un festival des arts mélanésiens, moment de partage et de rencontre autour des savoirs traditionnels: danse, musique, sculpture, peinture, tressage ...
Des manifestations ont lieu partout sur la Grande Terre et dans les îles mais nous ne sommes disponibles que pour Nouméa et nous passons deux jours dans l'enceinte de ce merveilleux centre Tjibaou.
Nous déambulons parmi les stands d'artisanat toujours très colorés.
Nous achetons une grande natte fidjienne et quelques menus objets.
Mais la grande attraction reste le chant et la danse pour lesquels tout le monde se rassemble autour du Mwaaka (lieu symbolique de manifestation).

jeudi 16 septembre 2010

Instruisons nous: aujourd'hui le raku

Nous avons acheté ce "napoléon" à une amie potière qui nous a expliqué la technique du raku utilisée autrefois au Japon lors de la cérémonie du thé dont le rituel est intimement lié à la philosophie zen. Prononcer rakou.Une fois le modèle d'argile sculpté, il est séché à l'air puis très lentement au four à 800°, c'est le biscuitage. On le recouvre ensuite d'émail (transparent ici) qui se vitrifie entre 800° et 980° en une ou deux heures. Il faut alors le sortir du four à l'aide de grandes pinces et on l'entend qui "chante", c'est à dire que l'émail se craquelle au contact de l'air plus froid. On l'enfouit alors hermétiquement dans la sciure ou la paille pour que la fumée remplisse les craquelures. Il ne reste plus qu'à sortir la pièce pour la refroidir à l'eau et ... à découvrir le résultat final en nettoyant l'oeuvre.

samedi 11 septembre 2010

Quoi de neuf?

Le blog n'avance plus beaucoup ces temps ci pour cause de convalescence après une opération de hernie. La vie continue cependant avec ce jour là un retour de pêche de Robin ayant piqué un genre de poisson sabre. C'est lui qui vide la bête, prépare les filets et cuisine tout ça. Un garçon précieux!
Je m'autorise une sortie pour marcher un peu et nous allons voir une animation sur la Place des Cocotiers dont le thème est l'Asie. Démonstrations d'arts martiaux, artisanat, spécialités culinaires ou danses depuis la Chine, le Japon, l'Inde, la Corée, la Thaïlande, l'Indonésie et j'en oublie.
Départ aux aurores pour Robin et Camille qui partent camper quatre jours à Maré dans la tribu de Maguy. Ils sont chargés comme des baudets (tente et couchages, coutume, nourriture et matériel de pêche sous-marine).
Il fait très beau et c'est le premier jour des vacances scolaires donc le bateau est plein d'une foule bigarrée et souvent frileuse. Je me demande toujours comment ils peuvent supporter une veste polaire ou un anorak avec la capuche fourrée ou un bonnet en laine.

mercredi 1 septembre 2010

Soirée Aviation Civile

L'Aviation Civile organisait une soirée sur le thème du cabaret au mess des officiers. Chacun pouvait y participer et bien sur nous n'avons pas manqué à l'appel. Marie-France avait préparé quelques chorégraphies avec ses copines contrôleuses: Marie-France, Christine, Germaine et Marie-Claude et dans le rôle du cobaye consentant, Alain notre chef CA.
Gilles et moi avons présenté un sketch mimant la chanson "J'ai encore rêvé d'elle" puis avec Jean-Marc, nous avons chanté en trio "Emmenez moi" d'Aznavour.
Marie-France ici à droite danse le sirtaki palmé après avoir dansé avec d'autres claudettes autour d'un Cloclo calédo sur l'air de"Alexandrie".
Fin, les artistes ont faim!

mercredi 18 août 2010

A380 à La Tontouta

L'aéroport de La Tontouta est un terrain de dégagement pour tout type d'appareil. Cela signifie que 24h/24, nous pouvons recevoir un avion qui se dérouterait pour n'importe quelle raison: panne, météo, malade à bord, etc. C'est ainsi qu'il y a trois semaines nous avons accueilli simultanément trois Boeing 747 de la compagnie Quantas à cause d'une très mauvaise météo en Australie. Cette fois, il s'agissait d'un Airbus A380, le plus gros avion de transport de passagers du monde. A sa droite, un A310 du COTAM et un A330 d'Air Calin.

Impressionnant quant on voit la taille des gens à côté.
Nous sommes bien à La Tontouta. Posé très tôt le matin en provenance de Los Angeles avec 347 passagers et 26 membres d'équipage, il n'a pu repartir avant qu'un nouvel équipage frais n'arrive de Sydney en B747!!! Ils sont repartis tous les deux en fin d'après-midi, le B747 presque à vide.

mardi 17 août 2010

Sortie en bateau

Jacques m'emmène faire un tour en bateau vers l'îlot Maître par un temps magnifique, sans vent et sans vagues. Nous mouillons sur un coffre avant de barboter en PMT (Palmes, masque, Tuba).

Jacques prend quelques photos sous-marines mais au bout d'une bonne demi-heure, nous commençons à avoir froid. Nous sommes en hiver et l'eau n'est qu'à 21° en surface!
Nous rentrons par le Kuendu Beach après avoir croisé une énorme tortue "grosse tête". Puis nous longeons le quai des bateaux de pêche bien peu nombreux sur le territoire.
Et c'est le retour à Port Moselle après cette excellente matinée.

vendredi 6 août 2010

A la baleine! 2

La chance nous sourit car nous pouvons voir des baleines sauter, de loin puis plus près. Nous nous rendons compte de la taille de ces "baleines à bosse" (car elles ont la forme d'une bosse quand elles viennent respirer). Les adultes mesurent de 12 à 16 mètres et pèsent environ 36 tonnes.

Elles plongent profondément puis remontent pour sortir de l'eau, parfois entièrement et retombent dans de grandes gerbes. Les mâles sont très actifs car c'est la saison des amours et il faut épater ces dames: sauts, frappe de la queue ou de la nageoire et chants. Mais le saut peut aussi être un moyen de décoller les parasites.
Elles sont là chaque année entre juillet et septembre ce qui correspond pour la tribu de l'Ile Ouen toute proche à la plantation puis la récolte de l'igname. Les bateaux ne peuvent pas les approcher à moins de 100 mètres et la durée de l'observation journalière ne doit pas dépasser 3 heures. Il arrive que certains individus viennent d'eux-mêmes tout près des bateaux ce qui prouve leur confiance quand on sait qu'elles sont toujours chassées au Japon ou en Islande.
Nous rentrons à 8 noeuds à la voile après avoir croisé un requin. La balise de Bonne Anse matérialise l'entrée dans la baie de Prony et on voit au loin un peu de fumée provenant de l'usine de nickel de Goro.
Nous terminons cette journée dans la baie du Carénage où les bateaux profitaient des courants d'eau douce qui éliminaient les coquillages sur les coques. C'est un mouillage très sur et calme, presqu'en dehors du temps.

A la baleine! 1

Rendez-vous à 8h à la Baie de la Somme pour une sortie "baleines" organisée par l'Aviation Civile". Nous embarquons sur un catamaran de 12 mètres sous un ciel mitigé.
C'est un Fountaine Pajot sorti des chantiers français qui peut accueillir dix personnes, skipper compris.
Nous sortons doucement au moteur avec d'autres embarcations. Une centrale de réservation a été créée pour optimiser l'observation des baleines: les bateaux sont mieux remplis donc en nombre plus restreint et les baleines sont moins dérangées. Les bénéfices sont répartis entre les sociétés qui ont presque toutes signé une charte avec les scientifiques et la Province Sud.
La mer est moins plate une fois sortis de la Baie de Prony mais rien de bien méchant, même pour moi. Nous passons le premier îlot ...
... et voyons notre première baleine!

dimanche 25 juillet 2010

Ilot Goéland

Ce matin il fait beau et surtout il n'y a pas de vent, le temps idéal pour aller ramer. Nous embarquons un kayak sur le toit pour nous mettre à l'eau à la Côte Blanche. En route pour l'Ilot Maître où nous pique-niquons, seuls sur la plage ouest. Nous décidons de poursuivre jusqu'à l'îlot Goéland que nous apercevons au sud-ouest et que nous atteignons 45 minutes plus tard. Nous faisons une courte halte sur ce minuscule bout de terre classé réserve en 1995 pour protéger une colonie de sternes de Dougall (10% de la population mondiale) et interdit au public quatre mois dans l'année. Le retour nous semble un peu long et nous n'avons vu qu'un petit requin dans une eau peu profonde.

Trois jours après nous refaisons le trajet avec le club de Hobie Cat. Nous passons entre Canard et Maître pour raboter quelques patates à l'arrivée sur la plage de Goéland. Encore un pique-nique très sympa puis c'est le départ vers l'épave de l'Ever Prosperity qui se dessine au bord de la barrière de corail. Hélas la marée est encore très basse et nous rebroussons chemin à proximité pour ne pas risquer d'endommager le cata. De plus Marie-France travaille cette nuit et nous ne voulons pas rentrer trop tard. En tout cas une superbe journée toujours très bien organisée par Jacky que nous remercions pour sa gentillesse.