mardi 6 septembre 2016

Tokyo et Kamakura

Nous retrouvons avec plaisir le Japon, si grouillant et discipliné, propre et pollué avec ses contrastes extrêmes, une multitude de choses à voir et très peu d'anglophones. Nous retournons en face d'Asakusa, dans le quartier de Sumida où se trouve la Tokyo Skytree et le siège de la marque de bière  Asahi, dessiné par Philippe Stark.

La tour qui culmine à 634 mètres est la plus haute "tour de radiodiffusion" sur pied du monde. La vue est incroyable, arrêtée par le brouillard de pollution permanent de la plus grande mégapole mondiale avec près de 45 millions d'habitants !!!

A moins d'une heure de train, l'ambiance change. Nous voici à Kamakura, ancienne capitale impériale  du 12ème au 14ème siècle et aujourd'hui station balnéaire et touristique. Ici, les temples (d'obédience zen surtout mais aussi shintoïste comme ici le Tsurugaoka) abondent et sont très fréquentés. Nous avons prévu un programme pour voir les principaux et avons joué avec les averses, nous réfugiant dans un petit restaurant où nous étions les seuls clients. Quel bonheur de se laisser surprendre par les plats savoureux et toujours artistiquement présentés!



La grande attraction de Kamakura est le Daibutsu, statue de bronze du Boudha datant de 1252 et pesant 850 tonnes. Jusqu'en 1945, elle était protégée par un pavillon qui a été détruit par un tsunami. Des restaurations successives-la dernière en 2016- l'ont conservée en bon état et un accès à l'intérieur permet de voir la structure et l'assemblage des pièces. 


Belle balade dans les bambous et une nature exubérante



Grande finesse et délicatesse de la pose pour cette petite stèle funéraire au hasard de la cour d'un temple.

La plage de Kamakura nous parait bien fade comparée au sable des îles Loyauté. Seul ce bateau de pêche me semble élégant au milieu du fouillis des baraques des restaurants et bars. Plus à l'intérieur, de nombreux panneaux donnent l'altitude et indiquent la direction à suivre en cas de tsunami...

vendredi 8 juillet 2016

Sur le départ



La promenade quotidienne de Finette nous fait faire un peu d'exercice mais nous allons souvent aux mêmes endroits. Cette fois-ci, je l'emmène à Fort Tereka, au-dessus de l'anse du Kuendu Beach.

Cette position fortifiée armée de canons de marine protégeant l'entrée de la Grande Rade a été édifiée en 1878 mais la végétation avait repris le dessus. C'est à présent un lieu paisible jouissant d'une vue superbe avec un site d'escalade en contrebas et une table d'orientation(?). Après l'Université et le Théâtre de l'Ile, tout le littoral de cette presqu'île est occupé par des squatts.
 

A la maison, nos deux bananiers grandissent et l'un d'eux a fait une grosse fleur qui nous prépare son régime. Hélas, nous partons dans deux jours et les bananes ne seront pas pour nous.


Finette va rester deux mois chez une bénévole de la SPANC qui a un grand terrain et d'autres chiens. Pas d'inquiétude donc mais la plus malheureuse sera peut-être Marie-France...


samedi 25 juin 2016

Fête de la ville

La ville de Nouméa fête ses 162 ans et parmi les festivités marquant cet anniversaire, nous nous rendons à Magenta où 1.000 montgolfières miniatures sont distribuées aux familles.

Au signal, elles sont allumées et montent plus ou moins vite dans la nuit. 

Un spectacle féerique qui fait songer à des dessins animés. Nous rentrons à pied à la maison en essuyant une bonne averse mais ravis d'avoir assisté à ce spectacle.

jeudi 2 juin 2016

What's up in Noumea?

Nicolas et Jennifer sont venus déjeuner à la maison pour notre plus grand plaisir.

A Dumbéa, nous poursuivons l'éducation de Finette et des séances d"agility", discipline dans laquelle le chien doit effectuer un parcours, guidé par la voix et le geste de son maître. Certains font des concours ce qui n'est pas du tout notre but mais les entrainements sont amusants.

La maîtresse et sa Finette en pleine action.

Une photo pour la fête des mères et une bonne nouvelle pour Nicolas qui a décroché après une sélection serrée un nouveau poste chez Nestlé. Un grand bravo!

Polysong a fait son Show

Les nombreuses répétitions de Polysong ont finalement abouti à quatre représentations presque toutes à guichets fermés et surtout très appréciées du public.
 Toute la famille vit dans une cabane mais depuis le départ du patriarche, sa femme Mimine se laisse aller. Il faut la retaper et lui faire épouser un milliardaire afin que tous vivent sans se fatiguer. Je tiens le rôle du voisin Désiré, bricoleur permanent et travailleur au noir qui a des vues sur Mimine. Dans cette scène, ils se sont tous mis d'accord pour me plumer lors d'un poker très menteur... sur une musique d'Abba mais des paroles...polysonguiennes.

Cécile, notre Carmen fait du charme au banquier et à l'huissier mais rien à faire car la vie est de plus en plus chère et leur seul conseil est: "endette toi!".


Toujours plus loin dans le délire, il faut retaper Mimine en lui faisant faire du sport et je lui propose une vision de ce qu'elle deviendra!!! Nous entamons ensuite un Toutouyoutou chanté et dansé digne de Véronique et Davina.

Une petite parodie de Claude François nous permet de décrire une Calédonie utopique et débarrassée de tous ses fléaux en l'an...2050 ou même 10050.

"C'est vraiment toi", morceau culte de Téléphone devient "C'est vraiment Pouah" à propos des pollutions récurrentes des eaux de baignade locales. 

Encore un morceau de bravoure avec un décor magnifique de Jean-Marc (casquette), la basse du groupe qui m'a entrainé dans cette aventure. C'est le Géotrouvetout fourmillant d'idées de chansons mais surtout plein d'astuce et d'idées de décors. Question pour un Colon, animé par Julien Lecerf !!!

Impossible de lister toutes les saynètes  plus hilarantes les unes que les autres mais celle du Cagou (l'oiseau emblématique de la Calédonie) et le Poca (mon rôle de cochon sauvage) a eu un franc succès et j'en entends encore parler plusieurs jours après. Le décor a été peint par les élèves de CM2 de la classe de Cécile pour lesquels nous devions chanter hier. Nous avons hélas presque tous été terrassés par une gastro/bronchite/grippe qui nous tient encore.
Marie-France était souvent en coulisses pour nous aider et je suis très heureux que Nicolas, accompagné de Jennifer, soient venus assister au spectacle qui les a bien fait rire.  En tout cas un grand merci à toute la famille Polysong de m'avoir accueilli et permis de partager ces moments de franche rigolade musicale. A suivre...

lundi 16 mai 2016

Week-end à Boulouparis

A une heure au nord de Nouméa, nous allons passer le dimanche de Pentecôte à la Fête du Cerf, de la Crevette et du Poussin à Boulouparis. Le temps est splendide et le public se presse devant les nombreux stands vendant des plantes, de la charcuterie de cerf, des crevettes, des poissons, des vêtements, et force délices culinaires.

Les démonstrations broussardes sont à l'honneur comme le dépeçage de cerf, le concours de brame de cerf ou celui du plus gros mangeur de saucisson...             ... de cerf!

Le rodéo  est un temps fort de la manifestation qui a accueilli cette année 25.000 personnes sur trois jours. Un record!



Les danses polynésiennes font toujours recette et la prestation des petites danseuses était adorable.

Et surtout, nous avons passé deux nuits sous la tente chez Michel et Sylvie et passé du bon temps entre amis.

lundi 9 mai 2016

Une journée au Ponton

A l'initiative de Valérie, nous nous regroupons sur la mise à l'eau de la Côte Blanche pour prendre la navette qui nous dépose en quelques minutes au Ponton. Cette structure de 400 m2 est amarrée au récif Tamanou et offre un bar-restaurant ainsi que force transats, kayaks et paddles. Un tunnel sous-marin permet grâce à de larges hublots d'observer sous la surface en restant au sec.

Une partie de l'équipe avant l'apéro et un délicieux repas.

Il a énormément plu la veille et l'eau est trouble mais il est flagrant de voir comme les coraux blanchissent à cause de l'élévation de la température. Nous l'observons aussi depuis la maison où des taches blanches sont maintenant visibles sur les patates de corail.

J'ai la chance d'observer ce tout petit poisson-coffre assez farouche.

Baignade dans de l'eau à 27° avec le Montdore en toile de fond. Une journée très agréable. Nous reviendrons... peut-être en kayak la prochaine fois.

vendredi 6 mai 2016

Répétitions supplémentaires

Les journées passent vite car j'ai rajouté à mes activités ma participation au groupe vocal Polysong que j'ai toujours adoré en spectateur. C'est un vrai spectacle avec un scénario permettant de chanter a capella des airs connus mais avec des paroles humoristiques et ironiques sur l'actualité calédonienne. Nous répétons une fois par semaine mais il faut ajouter quelques weekends et (pour moi), du travail à la maison en plus de la chorale.

C'est une vraie "famille" et l'ambiance rigolarde et décontractée n'empêche pas de travailler sérieusement les morceaux. Grosse difficulté pour moi car tout se fait sans partition ce qui est une nouveauté et un challenge face à mon absence de rythme (ou plutôt j'en ai mais il est chaotique!).

Pendant ce temps, Marie-France poursuit ses nombreuses activités à la Croix Rouge, SPANC, gymnastique et aquagym. Elle a aussi toujours la main verte comme en témoignent ces superbes orchidées.

Nous venons de manger le dernier poisson pêché par Robin (un dawa), une façon de penser un peu plus à notre exilé métropolitain... Pendant ce temps, notre Nicolas a brillamment réussi son permis "moto" en plus du "poids lourd". Bravo!

dimanche 17 avril 2016

Une journée au phare Amédée

Un dimanche au phare Amédée tous ensemble? Avec plaisir! Nous avons finalement trouvé une date convenant à presque tout le monde pour nous retrouver à 8h30 sur le Mary D Odyssey (3 turbines de 1.000 chevaux chacune). Il a beaucoup plu durant la nuit mais comme le dit la devise de la compagnie: "il fait toujours plus beau au phare Amédée" et nous le constatons après 35 minutes de traversée.

La fine équipe s'organise un camp de base sous un parasol et chacun vaque à ses activités: sieste, visite du phare qui vient d'être rénové, bateau à fond de verre (avec japonais hilares), baignade avec des tortues et de gros dawas, etc

Toujours pas mal de tricots rayés bien inoffensifs mais curieux (la tête est à droite). Nous sommes dans une réserve naturelle donc les animaux sont peu farouches.

Nous reprenons le bateau pour une sortie vers la passe de Boulari balisée par le phare et le long de la barrière. L'équipage envoie du pain et des morceaux de thon aux becs de canne, carnages, anglais et requins. Cela ne dure pas très longtemps heureusement car je n'aime pas trop cette interférence avec les lois naturelles.

Le buffet  gargantuesque est ponctué de chants et danses polynésiennes (et non pas kanak!), mais toujours agréables pour les touristes australiens, japonais ou français et même pour nous. L'amicale des claquettes passe en tout cas une très bonne journée.

Retour par beau temps et arrivée au port vers 16h45 en même temps que beaucoup de plaisanciers qui convergent vers la petite rade. Nous étions venus plusieurs fois sur cet ilot par divers moyens (bateau, jetski, hobiecat) mais jamais avec le Mary D. C'est très touristique, surtout un dimanche, mais incontournable pour les nouveaux venus en Nouvelle Calédonie.

samedi 9 avril 2016

Fête de la Montagne

La Fête de la Montagne sur le site de Nakale à Thio se poursuit avec des danses traditionnelles et quelques modernes par des groupes de jeunes.

Démonstration de fumage d'anguilles: les bêtes sont vidées, découpées en morceaux qui sont eux mêmes ficelés avec un brin de pandanus pour que la graisse ne parte pas et que la peau ne colle pas.

On place ensuite les petits paquets sur une claie au dessus de braises auxquelles on ajoutera des bourres de noix de coco pour faire de la fumée. Des feuilles de bananier recouvrent les anguilles qui vont rester ainsi environ deux heures. Cela permettait le transport et la conservation durant quelques jours lors des trocs avec d'autres tribus.

Le bancoulier est un bel arbre qui a la particularité d'abriter un vers assez gros et comestible. C'est devenu une attraction touristique que de le "déguster" sauf la tête. Des protéines à gogo mais une répulsion instinctive... il faut choisir.

Notre dernière activité sera la visite d'un champ kanak: tarot, igname, manioc (sur la photo), piment, patate douce (3 variétés), bananes, papayes, etc. La terre est excellente et l'eau ne manque pas. Il est toujours difficile de comprendre pourquoi on importe des frites et légumes en Calédonie où tout pousse (il y a eu du riz, de la vigne, etc).
Nous ne restons pas pour le pilou de clôture car nous récupérons Finette qui a été gentiment gardée par un bénévole de la SPANC.