mercredi 7 septembre 2016

Kyoto 2016 - 3

En 869, pour apaiser les âmes des défunts supposées déclencher des catastrophes tremblements de terre, crues, tsunamis, épidémies, etc, des rituels d'apaisement des "âmes courroucées" ont été instaurés. Quand la capitale de l'empire revint à Kyoto au 14 ème siècle, les riches fabricants de saké, commerçants et financiers enrichirent les festivités, chaque quartier présentant un char montrant la richesse de sa corporation. Aujourd'hui, ces cérémonies très populaires se déroulent toujours dans le quartier de Gion et durant les trois nuits précédant la grande procession, les chars sont exposés et éclairés de lanternes décorées pour être admirés de tous.

Certaines rues deviennent alors piétonnières, laissant une foule souvent habillée de façon traditionnelle déambuler entre les étals des marchands. L'ambiance est joyeuse, très familiale et les touristes peu nombreux. Nous y retrouvons Didier et Dominique, amis de Nouméa, en longue escale au Japon sur le chemin du retour en France.

Les nourritures proposées nous semblent parfois très "exotiques" comme ces poissons en brochettes.

Ce splendide char représente un navire revenant du combat. A l'étage supérieur, des musiciens interprètent la musique traditionnelle codifiée en 30 morceaux et jouée  avec gong, flute et tambour.

Concours d'élégance et de charme.

Kyoto 2016 - 2

Nous poursuivons avec quelques temples incontournables mais que nous n'avions pas visités lors de nos précédents séjours. Voici le Tofuku-ji qui n'en comporte pas moins de 24.

Magnifique "jardin sec", dans le dépouillement zen.



La porte Sanmon du 13ème siècle est la plus ancienne du Japon et impressionne avec ses 22 mètres de haut.

Un autre type de jardin, en damier cette fois-ci, mais toujours très zen.

Changement de couleur avec le Fushimi Inari-taisha où le rouge domine dès l'entrée. Le sanctuaire a été bâti au 8ème siècle pour honorer les divinités du riz et du saké puis celles des affaires et de la prospérité. Un sentier de 4 km permet d'atteindre le sommet en passant sous des centaines de torii rouges. La foule est compacte en bas mais il suffit de continuer la grimpette, parfois rude, pour...

... se retrouver seuls quelques instants.

Les sanctuaires jalonnant le parcours jusqu'au sommet du mont Inari sont gardés par de féroces créatures.

D'autres plus sympathiques ne font que passer.


Après une vue sur Kyoto depuis le mont Inari,

nous allons déguster des anguilles grillées, spécialité locale.







mardi 6 septembre 2016

Kyoto 2016 - 1

Nous prenons une nouvelle fois le Shikansen pour rejoindre Kyoto où se déroule le Gion Matsuri, considéré comme le plus important festival du Japon et centre de notre séjour. Pour l'instant, nous filons à 300 km/h durant les 2h30 du trajet.

La gare futuriste de Kyoto est toujours aussi fascinante et laisse entrevoir la tour où nous monterons bientôt.

Nous franchissons la porte monumentale du temple Higashi Hongan-ji pour admirer cette fois le pavillon principal qui était en restauration ces dernières années. La taille de la porte donne une idée de celle du temple lui-même, une des plus grandes structures en bois du monde et qui vient d'être entièrement restauré.

Voici une partie de l'intérieur:


Et pendant ce temps, la France fait toujours recette...

Encore jamais vu: un distributeur de parapluie pour moins de 4,5€.

Tokyo et Kamakura

Nous retrouvons avec plaisir le Japon, si grouillant et discipliné, propre et pollué avec ses contrastes extrêmes, une multitude de choses à voir et très peu d'anglophones. Nous retournons en face d'Asakusa, dans le quartier de Sumida où se trouve la Tokyo Skytree et le siège de la marque de bière  Asahi, dessiné par Philippe Stark.

La tour qui culmine à 634 mètres est la plus haute "tour de radiodiffusion" sur pied du monde. La vue est incroyable, arrêtée par le brouillard de pollution permanent de la plus grande mégapole mondiale avec près de 45 millions d'habitants !!!

A moins d'une heure de train, l'ambiance change. Nous voici à Kamakura, ancienne capitale impériale  du 12ème au 14ème siècle et aujourd'hui station balnéaire et touristique. Ici, les temples (d'obédience zen surtout mais aussi shintoïste comme ici le Tsurugaoka) abondent et sont très fréquentés. Nous avons prévu un programme pour voir les principaux et avons joué avec les averses, nous réfugiant dans un petit restaurant où nous étions les seuls clients. Quel bonheur de se laisser surprendre par les plats savoureux et toujours artistiquement présentés!



La grande attraction de Kamakura est le Daibutsu, statue de bronze du Boudha datant de 1252 et pesant 850 tonnes. Jusqu'en 1945, elle était protégée par un pavillon qui a été détruit par un tsunami. Des restaurations successives-la dernière en 2016- l'ont conservée en bon état et un accès à l'intérieur permet de voir la structure et l'assemblage des pièces. 


Belle balade dans les bambous et une nature exubérante



Grande finesse et délicatesse de la pose pour cette petite stèle funéraire au hasard de la cour d'un temple.

La plage de Kamakura nous parait bien fade comparée au sable des îles Loyauté. Seul ce bateau de pêche me semble élégant au milieu du fouillis des baraques des restaurants et bars. Plus à l'intérieur, de nombreux panneaux donnent l'altitude et indiquent la direction à suivre en cas de tsunami...

vendredi 8 juillet 2016

Sur le départ



La promenade quotidienne de Finette nous fait faire un peu d'exercice mais nous allons souvent aux mêmes endroits. Cette fois-ci, je l'emmène à Fort Tereka, au-dessus de l'anse du Kuendu Beach.

Cette position fortifiée armée de canons de marine protégeant l'entrée de la Grande Rade a été édifiée en 1878 mais la végétation avait repris le dessus. C'est à présent un lieu paisible jouissant d'une vue superbe avec un site d'escalade en contrebas et une table d'orientation(?). Après l'Université et le Théâtre de l'Ile, tout le littoral de cette presqu'île est occupé par des squatts.
 

A la maison, nos deux bananiers grandissent et l'un d'eux a fait une grosse fleur qui nous prépare son régime. Hélas, nous partons dans deux jours et les bananes ne seront pas pour nous.


Finette va rester deux mois chez une bénévole de la SPANC qui a un grand terrain et d'autres chiens. Pas d'inquiétude donc mais la plus malheureuse sera peut-être Marie-France...


samedi 25 juin 2016

Fête de la ville

La ville de Nouméa fête ses 162 ans et parmi les festivités marquant cet anniversaire, nous nous rendons à Magenta où 1.000 montgolfières miniatures sont distribuées aux familles.

Au signal, elles sont allumées et montent plus ou moins vite dans la nuit. 

Un spectacle féerique qui fait songer à des dessins animés. Nous rentrons à pied à la maison en essuyant une bonne averse mais ravis d'avoir assisté à ce spectacle.

jeudi 2 juin 2016

What's up in Noumea?

Nicolas et Jennifer sont venus déjeuner à la maison pour notre plus grand plaisir.

A Dumbéa, nous poursuivons l'éducation de Finette et des séances d"agility", discipline dans laquelle le chien doit effectuer un parcours, guidé par la voix et le geste de son maître. Certains font des concours ce qui n'est pas du tout notre but mais les entrainements sont amusants.

La maîtresse et sa Finette en pleine action.

Une photo pour la fête des mères et une bonne nouvelle pour Nicolas qui a décroché après une sélection serrée un nouveau poste chez Nestlé. Un grand bravo!

Polysong a fait son Show

Les nombreuses répétitions de Polysong ont finalement abouti à quatre représentations presque toutes à guichets fermés et surtout très appréciées du public.
 Toute la famille vit dans une cabane mais depuis le départ du patriarche, sa femme Mimine se laisse aller. Il faut la retaper et lui faire épouser un milliardaire afin que tous vivent sans se fatiguer. Je tiens le rôle du voisin Désiré, bricoleur permanent et travailleur au noir qui a des vues sur Mimine. Dans cette scène, ils se sont tous mis d'accord pour me plumer lors d'un poker très menteur... sur une musique d'Abba mais des paroles...polysonguiennes.

Cécile, notre Carmen fait du charme au banquier et à l'huissier mais rien à faire car la vie est de plus en plus chère et leur seul conseil est: "endette toi!".


Toujours plus loin dans le délire, il faut retaper Mimine en lui faisant faire du sport et je lui propose une vision de ce qu'elle deviendra!!! Nous entamons ensuite un Toutouyoutou chanté et dansé digne de Véronique et Davina.

Une petite parodie de Claude François nous permet de décrire une Calédonie utopique et débarrassée de tous ses fléaux en l'an...2050 ou même 10050.

"C'est vraiment toi", morceau culte de Téléphone devient "C'est vraiment Pouah" à propos des pollutions récurrentes des eaux de baignade locales. 

Encore un morceau de bravoure avec un décor magnifique de Jean-Marc (casquette), la basse du groupe qui m'a entrainé dans cette aventure. C'est le Géotrouvetout fourmillant d'idées de chansons mais surtout plein d'astuce et d'idées de décors. Question pour un Colon, animé par Julien Lecerf !!!

Impossible de lister toutes les saynètes  plus hilarantes les unes que les autres mais celle du Cagou (l'oiseau emblématique de la Calédonie) et le Poca (mon rôle de cochon sauvage) a eu un franc succès et j'en entends encore parler plusieurs jours après. Le décor a été peint par les élèves de CM2 de la classe de Cécile pour lesquels nous devions chanter hier. Nous avons hélas presque tous été terrassés par une gastro/bronchite/grippe qui nous tient encore.
Marie-France était souvent en coulisses pour nous aider et je suis très heureux que Nicolas, accompagné de Jennifer, soient venus assister au spectacle qui les a bien fait rire.  En tout cas un grand merci à toute la famille Polysong de m'avoir accueilli et permis de partager ces moments de franche rigolade musicale. A suivre...

lundi 16 mai 2016

Week-end à Boulouparis

A une heure au nord de Nouméa, nous allons passer le dimanche de Pentecôte à la Fête du Cerf, de la Crevette et du Poussin à Boulouparis. Le temps est splendide et le public se presse devant les nombreux stands vendant des plantes, de la charcuterie de cerf, des crevettes, des poissons, des vêtements, et force délices culinaires.

Les démonstrations broussardes sont à l'honneur comme le dépeçage de cerf, le concours de brame de cerf ou celui du plus gros mangeur de saucisson...             ... de cerf!

Le rodéo  est un temps fort de la manifestation qui a accueilli cette année 25.000 personnes sur trois jours. Un record!



Les danses polynésiennes font toujours recette et la prestation des petites danseuses était adorable.

Et surtout, nous avons passé deux nuits sous la tente chez Michel et Sylvie et passé du bon temps entre amis.