samedi 1 mars 2014

NZ sud 2

Nous quittons la ville martyr pour sa péninsule et la belle baie d'Akaroa. En 1838, un baleinier français y acheta 12.000 hectares aux maoris. le temps qu'il rentre en France, fonde une compagnie et revienne avec 57 émigrants, le traité de Waitangi avait été signé et la Nouvelle Zélande appartenait à la couronne britannique! Quelques français firent souche et on trouve de nombreux noms français sur les enseignes ou les plaques de rues. De très gros paquebots font à présent escale dans la French Bay, comme ceux que nous voyons à Nouméa.

"La boucherie du village" et son drapeau français mais ici, personne ne parle notre langue et c'est devenu un argument publicitaire.

Voici des chaudrons servant à liquéfier la graisse de baleine au 19ème siècle, comme on en trouve un peu partout sur le littoral néo-zélandais. Et puis le pétrole est arrivé...

En 2008 il y avait un habitant pour 8 moutons ce qui explique tous les produits dérivés de la laine comme ce splendide bonnet digne d'une coiffure kanak.

Nous remontons au nord à Hanmer Springs et ses bains chauds sulfurisés bien agréables. Non loin, une attraction devenue classique: le saut à l'élastique ou bungy jumping, variante ludique du Saut du Gaul pratiqué à des fins initiatiques sur l'Ile de Pentecost au Vanuatu. On peut aussi faire du rafting ou du bateau très rapide qui slalome dans les gorges. Une petite partie des sensations fortes proposées dans le pays.

NZ sud 1

Après 2h et demi devol, nous revoici à Auckland où nous reprenons un avion vers l'Ile du sud et Christchurch où nous retrouvons Christine arrivée la veille de Sydney. 

Nous ne sommes pas revenus dans cette ville depuis quatre ans, donc avant le tremblement de terre de septembre 2010 et surtout celui de février 2011, de magnitude 6,3 et suivi de milliers de répliques. L'effondrement de l'immeuble de la télévision a causé la plus grande part des 185 morts et 60% des bâtiments ont été détruits. La cathédrale rappelle des images de guerre et son clocher ne domine plus le centre-ville.

Un peu à l'écart, une église temporaire en carton et plastique continue à abriter les offices religieux sans que l'on sache combien de temps ce "provisoire" va encore durer. Ces 185 sièges peints en blanc rappellent aux visiteurs les victimes de tous âges et on peut s'y assoir pour méditer...

La ville a été divisée en zones de couleurs différentes; les rouges correspondant aux endroits inhabitables. En effet, par endroits, l'eau et le sable sont remontés à la surface et les bâtiments se sont affaissés. L'atmosphère est poignante et nous avons du mal à reconnaitre la ville parsemée de "terrains vagues" anciennement construits. Certaines façades ne tiennent que par des étais ou des rangées de containers. Le débat dure pour savoir s'il faut réparer, abattre et reconstruire ou...?

Plus de 100.000 habitants ont fui la ville mais on nous a assuré qu'un nombre supérieur était arrivé depuis. Dans l'hyper centre, on a créé des commerces dans des containers aménagés et il y a même un musée du tremblement de terre.

lundi 3 février 2014

Nicolas à Singapour

L'entreprise où travaille Nicolas ayant atteint ses objectifs de vente de lessive en 2013, s'est vue offrir quelques jours de détente à Singapour! Un voyage fatigant par Sydney et Brisbane mais un très beau cadeau.

Tout était prévu pour le confort et les loisirs de l'équipe comme la visite des Studios Universal

ou quelques minutes dans ce simulateur de chute libre, énorme ventilateur permettant de se maintenir dans l'air.

Au final, un bon séjour de détente et un retour bien fatigué sur le kaillou.

lundi 27 janvier 2014

Les nouveaux billets

Les billets de banque en Francs Pacifique commençaient à dater (45 ans pour certains) et ne répondaient plus aux normes de sécurité. L'Institut d'Emission d'Outremer les a remplacés le 20 janvier 2014 sur l'ensemble des territoires du Pacifique français: Polynésie, Wallis et Futuna et Nouvelle Calédonie.

Les anciens billets disposaient d'une face "calédonienne" et d'une face polynésienne avec des visages typés. A présent, les 500F sont consacrés à la flore et la végétation, les 1.000F à la faune, les 5.000F aux animaux de la mer et les 10.000F à l'architecture. Certains s'interrogent ici sur le coût d'une telle opération au regard du travail à faire sur le plan social par exemple...


mardi 21 janvier 2014

Bougie à souffler

Marie-France m'a fait la surprise de déjeuner à L'Hippocampe, un des restaurants du Méridien pour fêter une année de plus à mon actif (dont 6 en Nouvelle Calédonie + 5 à Madagascar + 3 en Guadeloupe). Un repas délicieux avec celle que j'aime, que demander de plus?


samedi 18 janvier 2014

Quoi de neuf?

Nicolas est en ce moment à Singapour pour cinq jours avec son entreprise mais pour le plaisir. J'aime beaucoup cette photo de notre bel ainé prise avant son départ;

La Nouvelle Calédonie a connu de très nombreux incendies souvent par négligence ou volonté. Les moyens sont à la mesure du territoire et les seuls supports aériens sont des hélicoptères qui larguent l'eau contenue dans une poche sur les points sensibles. Celui-ci venait de décoller de Magenta et passait devant le centre Tjibaou.

Après les feux, voici l'eau et le vent avec la dépression tropicale modérée June qui passe dans le nord du pays. Nous sommes en pré-alerte cyclonique, donc attentifs à l'évolution de cette perturbation qui nous apporte vents forts et trombes d'eau mais s'éloigne rapidement.

Les oiseaux sont à la peine et sont parfois chassés de leur habitat par la mauvaise météo. Celui-ci est venu trouver refuge sur un cocotier du jardin en attendant une accalmie.

mercredi 15 janvier 2014

Promenade au Faubourg Blanchot

Nous devions partir quatre jours en kayak sur la Côte Oubliée mais le vent et la houle nous font renoncer. Nous allons donc profiter de l'édition d'un petit guide intitulé "le Parcours du Faubourg Blanchot" pour redécouvrir quelques maisons coloniales. Ce quartier créé au début des années 1860 n'a été relié au centre de Nouméa qu'en 1871. Les bagnards et une compagnie disciplinaire ont assuré la réalisation de la route d'accès. 

Le nom du quartier lui-même vient de Barthélémy Blanchot, propriétaire foncier ayant racheté de nombreux lots de part et d'autre de la route principale. Ce quartier sera rattaché à Nouméa en 1941.

La maison est en bois ou brique enduite et recouverte de tôle importée d'Australie. Une véranda plus ou moins large la ceinture. Des petits auvents ornés de lambrequins protègent les ouvertures tandis que des persiennes coupent le soleil et assurent fraîcheur et ventilation naturelle.

Les couleurs sont très contrastées, parfois violentes. Les maisons ont toutes un jardin ce qui donne un côté nostalgique et très agréable à ce quartier proche du centre ville.

La présence des américains est souvent visible au travers de matériaux de récupération comme ces plaques servant à stabiliser les terrains d'aviation. Après avoir accueilli les chasseurs américains à Magenta, ces "landing mats" servent toujours de clôtures.

jeudi 9 janvier 2014

Les polynésiens à Nouméa, fin

Retour de la Côte Est à Nouméa où notre ami Alain qui travaille toute la journée nous a gentiment laissé sa piscine. Les retraités et les vacanciers s'y prélassent donc et les enfants sont ravis. Quel luxe!

Après le bain, il faut bien s'hydrater de l'intérieur et nous trinquons à la nouvelle année avec la petite famille polynésienne( Patrick, Stella, Guillaume, Bruno, Marie-France et Juliette). A la notre et aux absents qui sont dans nos coeurs!

Nous repartons pour deux nuits au Refuge de Farino. Dès notre arrivée, nous faisons la petite balade qui nous amène à la cascade et son eau rafraichissante.

Nous visitons pour la première fois la chapelle de Farino. Cette très petite commune ne possède pas d'église et la chapelle se trouve chez des particuliers.

Le Parc des Grandes Fougères nous tend les bras et nous y randonnons à l'ombre d'arbres gigantesques et de fougères géantes. Les enfants marchent bien et posent mille questions.

Récompense de la randonnée: une ventrée de "fraises kanak", espèce Procris pedunculata. On trouve ces fruits presque toute l'année sur des tiges épineuses ressemblant aux framboisiers mais avec une fleur de fraisier et une consistance proche de l'arbouse. Le gout est un peu acide et le plaisir surtout celui de la découverte. Voilà qui clôt le séjour de nos amis qui rentrent dans deux jours à Tahiti puis Huahine. Trois semaines très agréables pour nous avec un grand bol de jouvence.

lundi 30 décembre 2013

Plage de Magenta

Un dimanche paisible sur la plage face à la maison: planches à voile, jeux et baignade pour les enfants, jeunes kanak jouant au football, seniors promenant leurs chiens ou simples promeneurs. 

A l'occasion du téléthon, un petit tournoi de rugby est organisé sur la plage, mais sans contact violent.

Quelle foulée ! ! !

Noël

Patrick et Stella sont arrivés de Huahiné (40minutes d'avion de Tahiti) pour les vacances de fin d'année. Nous avons attendu Guillaume et Juliette pour faire le sapin. De la jeunesse chez les retraités.

Patrick est l'homme de maison idéal, aimant cuisiner (très bien!) et régissant la vie matérielle de la maison. Il n'y a plus qu'à s'effacer et le laisser faire.

Ils ne peuvent aller sur une île, le bateau partant en carénage en Australie. Nous partons donc ensemble pour cinq jours vers le nord et l'est de la Grande Terre. Sur la photo, nous sommes dans la vallée de la Tchamba dans un gîte tenu par un couple adorable et très intéressant. Lui est d'origine japonaise et elle vient de Lifou. Ils se considèrent comme des colons sur une terre cadastrée et travaillée par leurs ancêtres (200ha et 1500 pieds d'ignames!). Ils vont régulièrement à Okinawa, île japonaise de 1,3 millions d'habitants où est organisé tous les cinq ans un rassemblement des originaires de l'île venus du monde entier. Ils sont très dynamiques et ouverts d'esprit et discuter avec eux est un bonheur.

Nous allons nous baigner dans la rivière après nous être perdus sur la piste. Au passage du gué, nous admirons ce paysage bucolique et reposant.

J'en connais une qui est prête à être grand-mère...